Rencontre d’organisations de victimes du Pérou, de la Colombie et du Guatemala

Étalée sur une semaine, la rencontre comprenait deux volets : un séminaire et une visite d’organisations péruviennes sur le terrain. Alors que la rencontre s’amorçait par des exposés sur la situation de chaque pays, j’ai jeté un coup d’œil autour de la salle, impressionnée par l’éventail des organisations présentes. Du Pérou seulement, il y avait douze organisations de victimes représentant : des familles déplacées à l’intérieur du pays, des femmes ciblées par la violence politique, des prisonnières et prisonniers politiques condamnés à tort, des personnes ayant survécu à la torture, et les familles de personnes disparues, torturées ou tuées. Le conflit en cours en Colombie a été décrit par des personnes du Mouvement des victimes de crimes commis par l’État (MOVICE), une coalition colombienne d’ONG et d’organisations de la base. Il y avait aussi des membres de l’Association pour la justice et la réconciliation (AJR) réunissant des victimes de tout le Guatemala qui ont survécu aux pires massacres ou y ont perdu des proches. L’échange a fait vivre plusieurs premières aux Guatémaltèques : première occasion de voir la mer, première occasion de sortir de leur pays, première occasion de raconter leur histoire à l’extérieur du Guatemala.
Le séminaire et les visites sur le terrain favorisaient une approche concrète et participative du partage et de l’apprentissage. Il y a eu des exposés sur la situation de chaque pays; des discussions en petits groupes pour partager expériences, stratégies et luttes pour mettre fin à l’impunité et réclamer droits et réparation; des ateliers sur les diverses violations des droits de la personne vécues lors des conflits. La danse et le dessin étaient proposés comme formes d’expression alternatives.
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