En quête de justice au Guatemala
Inter Pares et PCS au Guatemala
Femme réfugiée
Pendant les dernières années du conflit, Inter Pares et PCS ont travaillé avec des organisations de réfugiés dans les camps du sud du Mexique. Inter Pares a notamment appuyé la mise sur pied d'organisations de femmes réfugiées, formées par des femmes pour avoir accès aux services et participer aux négociations politiques en vue d'un retour au Guatemala dans la dignité et la sécurité. Une fois revenues au Guatemala, les réfugiées se sont butées à de nouvelles difficultés. Les conditions matérielles étaient misérables et les femmes appartenant aux organisations de réfugiés étaient dispersées sur le territoire dans les campagnes. Elles ont aussi subi dans leur communauté un mouvement de ressac de la part de certains hommes qui estimaient que les organisations de femmes avaient perdu leur utilité et que la place des femmes était à la maison.
« Terre, vie et dignité pour ls femmes rurales », affiche de la campagne de l'Alliance des femmes rurales
Dans la décennie suivant la signature des accords, Inter Pares a appuyé la lutte des femmes de retour et des organisations rurales de femmes pour rebâtir leur communauté, mettre en lumière les structures du pouvoir militaire toujours présentes au Guatemala et être reconnues comme participantes et leaders sur la scène politique. Plusieurs de ces femmes ont maintenant formé l'Alliance des femmes rurales dans le but d'attirer l'attention sur leurs préoccupations. Aujourd'hui, Inter Pares soutient des organisations de la société civile dans leur quête de vérité, de justice et de réparation pour les crimes commis pendant la guerre, y compris le recours systématique à la violence sexuelle comme arme de guerre. Inter Pares et PCS s'intéressent aussi de plus en plus à la promotion et à la protection des droits des populations migrantes, dont le mouvement prend encore plus d'ampleur à l'heure de la mondialisation économique. Leur sécurité notamment la sécurité et la sûreté des femmes est menacée par la sécurisation croissante des frontières entre le Mexique et le Guatemala (à titre de « nouvelle frontière » entre l'Amérique centrale et les États-Unis, le Mexique faisant office de tampon) et par les individus qui cherchent à profiter de leur vulnérabilité.
Liens vers d'autres ouvrages d'intérêt :
- Les frontières de l'appartenance : réflexions sur les politiques migratoires en ce début de XXIe siècle, publication occasionnelle d'Inter Pares, numéro 7, par Alison Crosby, 2006
Le Canada au Guatemala : un programme pour la justice et la paix, recommandations du Groupe d'orientation politique pour les Amériques, Conseil canadien de coopération internationale, 2005
No protection, no justice: Killings of women in Guatemala, rapport d'Amnistie Internationale, 2005
Guatemala: Memory of Silence, rapport de la Commission pour la clarification historique [Commission de la vérité], 1999
Sites Web des organismes cités dans le texte :
- Project Counselling Service (PCS) :
http://www.pcslatin.org - Institut d'études en criminologie comparée du Guatemala (ICCPG) :
http://www.iccpg.org.gt - Équipe d'études communautaires et d'action psychosociale (ECAP) :
http://www.ecapguatemala.org
En plus du généreux soutien de milliers de nos partisanes et partisans, le travail d'Inter Pares au Guatemala bénéficie des fonds de la Direction générale du partenariat de l'ACDI, de l'Unité de paix et de sécurité de l'ACDI, du Fonds commémoratif Howard C. Green de la Vancouver Foundation et des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame.
Les photos qui apparaissent dans ce reportage ont été prises par le personnel d'Inter Pares et du
Project Counselling Service (PCS).
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