L'économie de biomasse

Le 26 novembre dernier, le forum public Main basse sur la planète mettait en lumière un nouveau phénomène mondial menaçant la planète : l’économie de biomasse. De grandes entreprises tentent aujourd'hui de mettre la main sur les matières végétales afin de les convertir en combustibles. Avec des enjeux se chiffrant en billions de dollars, cette appropriation massive de la biomasse aura des conséquences dévastatrices pour les populations et l’environnement, dans les pays développés et en développement. Éric Chaurette d’Inter Pares a animé les groupes de discussion tandis qu’Ibrahim Coulibaly de la COPAGEN décrivait la manière dont les acquisitions massives de terre contraignaient les paysannes et les paysans à abandonner leurs champs.

À ce forum public tenu à Montréal et organisé par Inter Pares et ses collègues, des leaders paysans du Canada et du sud globalisé ont discuté des impacts de la main basse des entreprises sur la biomasse et ont sonné l’alarme sur cette nouvelle «bioéconomie».

À mesure que les réserves de combustibles fossiles baissent, les plus grandes entreprises du monde tentent aujourd'hui de mettre la main sur les matières végétales afin de les convertir en combustibles, en produits chimiques et en énergie et autres produits rentables. D'ores et déjà, le maïs et la canne à sucre sont transformés en biocarburants, à large échelle; les arbres, l'herbe et les algues sont aussi des candidats potentiels.

Cette nouvelle «économie de biomasse» représente un marché de plusieurs billions de dollars; elle est loin d’incarner l’idéal de l’économie verte puisqu’elle ne servira ni à nourrir les populations ni à stopper le changement climatique. On se souviendra que l’augmentation de la demande sur l’éthanol de maïs a poussé le prix des denrées alimentaires à la hausse causant la faim un peu partout dans le monde. À son tour, l’appropriation massive de la biomasse aura des conséquences dévastatrices pour les populations et l’environnement, dans les pays développés et en développement.

Ont pris parole :

Ibrahim Coulibaly, homologue d'Inter Pares, leader paysan malien et représentant de COPAGEN, décrit la manière dont les acquisitions massives de terres contraignent les paysans à abandonner leurs champs.


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Présenté par Inter Pares et Sécurité alimentaire Canada en collaboration avec: Développement et Paix, ETC Group, GRAIN, Greenpeace, Pour une politique alimentaire populaire, Réseau canadien d'action sur les biotechnologies, Syndicat national des fermiers, The Ram's Horn, Union paysanne et USC Canada.

 
Révisé le 2 Février 2011 haut Politique de publication
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