Cultiver la terre
Femmes membres de la Deccan Development Society devant la banque communautaire de céréales.
Pour des millions de personnes en milieu rural, l’accès à la terre est une question de survie. Inter Pares appuie la lutte contre les déplacements forcés et aide les agriculteurs à utiliser la terre de façon plus productive et plus durable. Inter Pares appuie également les projets locaux favorisant les politiques et règlements qui facilitent – plutôt que d’entraver – l’importante contribution des petits agriculteurs à la sécurité alimentaire.
Dans la campagne du Bangladesh, Nijera Kori aide plus de 800 000 journalières et journaliers agricoles à s’organiser en vue de négocier de meilleures conditions de travail et presser les autorités locales de fournir à la communauté des services essentiels tels que l’eau et les installations sanitaires. L’organisation aide aussi les paysannes et paysans sans terre à accéder aux terres et aux sources d’eau communales, souvent privatisées de façon illégale par les riches propriétaires terriens. Nijera Kori aide les populations des régions côtières à s’organiser contre la prise de contrôle – souvent violente – des terres côtières communales pour la production de crevettes d’exportation.
L’accaparement des terres est la vente ou la location à long terme de grandes surfaces agricoles au profit d’intérêts étrangers en vue de l’exportation. En Afrique de l’Ouest, la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN) représente des millions d’agricultrices et d’agriculteurs à petite échelle. COPAGEN informe les communautés rurales et urbaines, et les politiciens des conséquences de l’accaparement des terres qui prive la population locale des terres dont elle a besoin pour assurer ses moyens d’existence et sa sécurité alimentaire, en plus de lui faire assumer le coût environnemental de l’agriculture industrielle intensive. Les membres de COPAGEN réclament plus de transparence de leurs gouvernements quant aux transactions sur les terres publiques et exigent que les réformes et les lois sur la propriété des terres tiennent compte des intérêts des fermes familiales.
Dans la région semi-aride du plateau du Deccan en Inde, la réforme agraire a fourni quelques terres aux personnes pauvres du district. Vu la pauvreté du sol, les rendements de culture étaient cependant très bas. La Deccan Development Society a aidé 5000 femmes dans quinze villages à amender le sol par des techniques biologiques, restaurant ainsi plus de 10 000 acres de terres agricoles. Dorénavant, les femmes cultivent, entreposent et distribuent assez de nourriture pour assurer leur autosuffisance, même pendant les sécheresses, et elles n’ont plus besoin de l’aide alimentaire du gouvernement.
La perte des terres de rizières est un problème majeur dans plusieurs pays d’Asie. L’accaparement des terres, la spéculation foncière et le passage de la culture vivrière à la production de biocarburant menacent le gagne-pain de millions de petits producteurs de riz. Pesticide Action Network – Asia Pacific (PAN-AP) travaille avec des organisations agricoles dans dix-huit pays afin de protéger les rizicultrices, les riziculteurs et promouvoir la conservation des variétés traditionnelles de riz. Par des activités éducatives et culturelles, et par le plaidoyer, PAN-AP et ses membres font la promotion de moyens concrets de créer des écosystèmes agricoles productifs et durables, exempts de pesticides nocifs. Dans ses actions de plaidoyer, PAN-AP encourage les gouvernements à élaborer des politiques agricoles qui reconnaissent que les productrices et producteurs à petite échelle sont le fondement de la sécurité alimentaire du pays.
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| Révisé le 1 juin 2010 | Politique de publication | |


